Conseil communal
Affichage pour les mal voyants

Hotel de Ville - Vie politique - 28.04.2017 - Marie-Claire Dufrêne

Le compte rendu de la séance du 25 avril.


L’assemblée prend acte de la démission de la conseillère néolouvaniste Anne-Sophie Laurent (Ecolo). Celle-ci est absente, mais les uns et les autres la remercient pour la qualité de son travail. La conseillère Nancy Schroeders évoque la difficulté pour une femme, jeune, de s’engager pour autre chose que son travail et sa famille. « C’est vrai, à force d’avoir des défis à relever partout, ça peut être fatiguant », complète le président Hadelin de Beer de Laer.

Elle est remplacée par la Limelettoise Béatrice Evrard (qui a déjà été conseillère CPAS), qui prête serment et rejoint les bancs de la majorité.

Voiries et mobilité

L’échevin David da Câmara Gomes présente un bilan des actions prévues dans le Programme Stratégique Transversal (PST), pour ce qui concerne les Voiries et la Mobilité. Quelque 60% des travaux prévus ont été réalisés, ce qui est positif. « Néanmoins, il y a tellement d’aléas et de facteurs qui influencent les travaux que je recommande d’être moins exhaustif lors de la rédaction du prochain PST. » L’échevin évoque aussi divers projets qui ont été réalisés alors qu’ils n’étaient pas inscrits au PST : une étude de mobilité à la limite avec Court-Saint-Etienne, l’égouttage des rues des Vergers et des Prairies, l’aménagement d’un cheminement cyclo-piéton entre le lotissement du Buston et l’avenue de Jassans, le remplacement des dalles podotactiles à Louvain-la-Neuve… Il faut pouvoir saisir les opportunités qui se présentent.

Dans la foulée, il commente une volumineuse présentation sur les études de mobilité : 40 dias qui résument les enjeux que représentent les abords de la gare d’Ottignies, la saturation du réseau routier, les orientations stratégiques communales et supra-communales…

« La mobilité n’est pas un portefeuille facile. On voit que vous travaillez beaucoup », reconnaît le conseiller Nicolas Van der Maren. « Mais je ne partage pas votre enthousiasme. Je découvre quantité de « mesurettes », mais aucune réalisation d’envergure. Certes, vous avez une politique très volontariste en faveur des modes doux. Mais il est naïf de croire que le vélo sera la solution aux problèmes de mobilité que nous connaissons. »

L’échevin énumère plusieurs réalisations d’envergure : le réaménagement de la rue de La Chapelle se termine, les rues cyclables amélioreront la fluidité du trafic au centre d’Ottignies… « Nous ne pouvons travailler que sur nos voiries. Or celles-ci sont coincées entre du bâti, de part et d’autre. Ce que vous qualifiez de « mesurettes » a un rôle : l’aménagement de chicanes et l’installation de bacs à fleurs, par exemple, permettent de ralentir le trafic. A la rue de Mont-Saint-Guibert, nous avons pu réaliser une voirie idéale, car nous n’étions pas coincés entre du bâti. »

Bien sûr, la Ville dépend largement de la Région pour la construction du Pont Masaya. Mais il faudra sans doute patienter encore un moment. En attendant, d’autres choix peuvent déjà être faits.

Le bourgmestre Jean-Luc Roland ajoute que la majorité n’est pas naïve à ce point de croire que le vélo sera la seule solution aux problèmes de mobilité. Encourager son usage fait partie d’un ensemble de mesures à prendre, pour diminuer les files de voitures. « Il n’y a pas une mesure qui règlerait tous les problèmes. »

« Je veux bien croire que vous êtes les plus stratèges du Brabant wallon, voire de la Région wallonne, mais votre stratégie n’est pas payante », critique le conseiller Jacques Otlet. « Il suffit de voir comment toute la ville est bloquée, dès qu’on réalise des travaux de voirie. »

L’échevin Michel Beaussart considère que le conseiller exagère. « Traversez Wavre ou Bruxelles le matin, vous verrez ce que c’est ! »

Urbanisme et Petite enfance

L’échevin en charge de l’Aménagement du territoire Cedric du Monceau demande d’approuver le marché pour la réalisation d’un Rapport sur les Incidences Environnementales (RIE), dans le cadre du Plan Communal d’Aménagement Révisionnel (PCAR) du Douaire. Il rappelle comment, au travers de trois Schémas généraux, la Ville a mis des mécanismes en place, pour encadrer le développement dans le centre d’Ottignies.

La conseillère Bénédicte Kaisin communique son souhait que le RIE porte aussi sur la mobilité. Elle considère que le périmètre de l’étude devrait s’étendre de la place du Centre à la Porte de Mousty. Elle s’inquiète du sort qui sera réservé au PCAR après l’entrée en vigueur (NDLR : le 1er juin) du Code du Développement Territorial CoDT.

« Je ne suis pas juriste, mais il me semble qu’une loi n’est pas rétroactive », répond le Premier échevin.

S’agissant du périmètre couvert par l’étude, le consultant pourra étendre le champ de sa réflexion.

Cedric du Monceau insiste : s’il n’y a pas d’urgence à urbaniser la zone des anciens bétons Lemaire, il serait dommage de traîner pour la place du vieux centre d’Ottignies qui périclite.

L’échevine en charge de la Petite enfance Julie Chantry demande d’approuver l’octroi d’une subvention de 13.070€ à la crèche parentale de Louvain-la-Neuve. Le conseiller Jacques Otlet se demande si cette subvention est justifiée, alors que les comptes de la crèche indiquent un bénéfice. Il s’étonne aussi de voir que le budget 2017 de la crèche annonce un subside communal de 16.250€.

L’échevin des Finances David da Câmara Gomes répond que rien n’empêche une association d’inscrire ce qu’elle veut dans son budget. Mais le subside de la Ville est bien de 13.070€.

Le point est reporté, le temps pour l’échevine de se renseigner au sujet des bénéfices.

Diagonale BD

En tant qu’échevin de la Culture, David da Câmara Gomes présente le programme de la 10e édition de Diagonale BD. Pour l’occasion, la Ville s’est associée aux commerçants de la Dalle, pour proposer une fête « La magie de la BD » sur le thème du jazz, les 6 et 7 mai à Louvain-la-Neuve. Au programme : plus de 50 auteurs en dédicaces, des expositions, des concerts, une braderie, des animations pour les enfants… (le programme complet est à découvrir sur www.diagonalefetedelabd.be).

Le budget de la manifestation s’élèvera à un peu plus de 80.000€, hors salaires du personnel communal et des jobistes. La Ville bénéficie d’un subside provincial de 240.000€ pour couvrir ses diverses activités en tant que Pôle culturel de la Province.

La conseillère Nancy Schroeders regrette qu’après 10 ans, Diagonale se cherche encore. « Chaque année, rien n’est jamais pareil. Le concept change, les dates changent, les partenaires changent… Seul le Prix que vous remettez est récurrent, mais il est élitiste. Et le succès de la fête populaire qui l’accompagne est mitigé. Quelle est la politique cultuelle communale, derrière ce projet ? Quelle est la stratégie ? A qui profite-t-elle ? Il manque une ligne de conduite à cet événement ! » Et de poursuivre : « Vous vous présentez comme la petite Angoulême. Après 10 ans, on ne peut pas dire que le grand public reconnaisse Ottignies-Louvain-la-Neuve comme la petite Angoulême ! Mettre des grimeurs et des magiciens dans les rues, en matière culturelle, ce n’est pas suffisant. »

L’échevin répond que si le Prix Diagonale a 10 ans, la Fête de la BD n’en a que deux. Dès lors, il ne faut pas tirer sur le pianiste. « Je reconnais que le volet ottintois de la fête est toujours balbutiant, mais il est difficile d’organiser un événement en deux lieux différents. Nous devons développer la collaboration avec le Centre culturel. » Il reconnaît que si les moyens financiers sont conséquents, les moyens humains, eux, sont limités. « C’est très lourd d’organiser des expositions. La Fête de la BD à Bruxelles, c’est aussi du grimage et des ballons de parade. »

Tourisme et consultation populaire

L’échevin du Tourisme Benoît Jacob propose de consacrer 10.000€ à la production de produits marqués « Ville » (tasses, t-shirts, « magnets »…), pour la vente de souvenirs au comptoir de l’Office du Tourisme-Inforville. Le produit de la vente reviendra à la Ville.

- « Quel sera le visuel ?», interroge le conseiller Jacques Otlet
- « Ma photo ! », répond l’échevin.
- « En reprenant la photo de chaque conseiller sur les « magnets », on pourrait proposer d’adopter un conseiller communal ! On adopte bien des espaces verts ! », suggère le conseiller Dominique Bidoul.

Il est près de minuit, l’attention commence à se dissiper !

Mais un point important doit encore être voté, qui retient un peu de public dans la salle. Il s’agit d’approuver l’organisation et les modalités, pour la consultation populaire sur l’extension du centre commercial de L’esplanade.

L’échevin de la Participation Michel Beaussart annonce que la consultation aura lieu le 11 juin, de 8 à 13h.

La Ville dérogera aux dispositions prévues par le Code de la démocratie locale en ne proposant d’organiser que dix bureaux de vote au lieu d’une trentaine. L’administration considère en effet qu’il sera impossible, en deux mois, de mobiliser assez de présidents et de secrétaires pour pouvoir ouvrir plus de 10 bureaux.

Autre dérogation : la plateforme citoyenne et le promoteur pourront proposer que des témoins les représentent, dans les bureaux.

« Il y aura une première question, « Etes-vous favorable à l’extension du centre commercial ? », et la possibilité de répondre par oui ou non. Ensuite, d’autres questions permettront à ceux qui le désirent de motiver leur choix », annonce Michel Beaussart. « Les habitants recevront une brochure explicative de 8 pages, en toutes boîtes. Ils pourront ainsi préparer leur vote à l’avance. »

Les représentants des quatre groupes politiques remercient les membres du Comité de pilotage qui se sont réunis à plusieurs reprises, pour travailler sur ce projet. Unanimité.
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