Conseil communal
Affichage pour les mal voyants

Hotel de Ville - Vie politique - 20.10.2017 - Marie-Claire Dufrêne

Le compte rendu de la séance du 17 octobre.


Le bourgmestre Jean-Luc Roland demande l’ajout d’un point en urgence : la police souhaite pouvoir disposer de quelques caméras de surveillance en hauteur, pendant les 24Heures vélo (comme lors des deux dernières éditions). Unanimité.

La séance débute par un exposé d’une heure sur la réorganisation du management d'ORES, le distributeur wallon de gaz et d'électricité. Stéphane Joris, directeur Infrastructures pour le Brabant wallon chez ORES, présente l’histoire de la structure et comment le nombre d’administrateurs vient d’être réduit significativement. Ce sont huit intercommunales qui ont fusionné en créant ORES Assets, soit la fusion la plus importante jamais réalisée en Wallonie.

Modification budgétaire

Le bourgmestre présente la 2e modification au budget 2017 de la Ville. A l’ordinaire, elle comprend l’augmentation de la quote-part de la Ville pour le CPAS (de 245.000€), une augmentation des frais de fonctionnement (de 140.000€) et des frais pour les parcs à conteneurs (de 100.000€). On constate aussi une réduction (de 400.000€) pour du personnel qui n’a pas été recruté ou en congé de maladie. A l’extraordinaire, un montant est ajouté pour la réalisation d’un Schéma d’Orientation Local « SOL » à Louvain-la-Neuve et le volet participatif qui l’accompagnera (lire le BCO n°209 d’octobre 2017). Le réaménagement de la place des Wallons est reporté à 2018. « L’exercice propre reste positif : il passe de 90.000 à 55.000€ », rassure Jean-Luc Roland.

Comme il l’a fait lors du vote du budget initial, le conseiller Bernard Liétar qualifie l’extraordinaire de « programme très ambitieux ». Il semble douter du taux d’engagements, qu’il sera curieux de découvrir au moment du compte. Il regrette par ailleurs l’évolution négative des fonds de réserve.

Le bourgmestre propose aux conseillers d’approuver le cahier des charges pour le marché public de service ayant pour objet la réalisation d’un SOL à Louvain-la-Neuve. Il signale que l’administration ne lui a remis ce document qu’une heure avant le Conseil. Dès lors, il ne peut pas le défendre et comprendrait que les conseillers demandent le report de ce point, bien qu’il soit d’avis de faire confiance aux services.

L’échevin en charge de la Participation Michel Beaussart craint que l’engagement ne puisse se faire qu’en 2018, si le point n’est pas voté.

Il est convenu de reporter la discussion et le vote de ce point en fin de séance, de manière à permettre à qui le souhaite d’en lire le contenu.

Courriers politiques et Créashop

Les conseillers approuvent le fait que les courriers des partis politiques soient reconnus comme documents d’information, afin qu’ils soient déposés aussi dans les boîtes aux lettres des habitants qui ne souhaitent pas recevoir de dépliants publicitaires. C’est toujours le cas au moment de la campagne électorale, mais celle-ci n’a pas encore officiellement commencé. Or certains partis souhaitent déjà communiquer.

Les conseillers approuvent l’engagement de la Ville en faveur de la campagne « Communes du Commerce équitable » (lire le BCO n°208 d’août-septembre 2017). L’échevin du Commerce Cedric du Monceau explique comment la Gestion Centre Ville (GCV) de Louvain-la-Neuve va porter le projet « Créashop » subsidié par la Wallonie, à la rue des Wallons et la place des Brabançons. « Créashop encourage la mixité de l’offre commerciale pour accroître l’attractivité de certains quartiers. On s’adresse à des indépendants créatifs, qui vont donner une âme à des commerces alternatifs », précise l’échevin. « Cela fait suite à l’analyse économique que nous avons commandée au sujet du commerce à Louvain-la-Neuve. »

La conseillère Bénédicte Kaisin regrette que le subside Créashop ne puisse pas bénéficier aussi aux commerçants d’Ottignies. Elle remarque qu’il eut fallu que l’étude commerciale soit faite sur l’ensemble du territoire communal, ou que l’étude faite antérieurement à Ottignies soit actualisée. « Ce dossier a été traité de façon discriminatoire. Tous les commerçants (présents et futurs) de l’ensemble de notre Ville ont droit au même traitement et doivent pouvoir bénéficier des mêmes opportunités. »

Le bourgmestre Jean-Luc Roland répond qu’au moment de commander l’étude, le Collège ignorait qu’il y aurait un subside Créashop. « Si le Créashop peut rejaillir sur des commerces à Ottignies, la Ville n’y est pas opposée. » Il précise l’ampleur de la subvention - 24.000€ pour quatre commerces, sur 2 ans, « ce n’est pas le Pérou » - et annonce que le point suivant concerne l’organisation d’une fête de Noël à Ottignies, pour laquelle la Ville sollicite un subside provincial de 12.000€. « C’est donc équitable », estime-t-il.

Bénédicte Kaisin estime qu’il s’agit de deux choses incomparables.

Le conseiller Cédric Jacquet rappelle que la minorité à maintes fois plaidé pour que la GCV travaille aussi à la dynamisation du commerce à Ottignies.

Cédric du Monceau se félicite qu’Ottignies dispose aussi de son créashop : la Ville a soutenu la transformation de l’ancien pub anglais (place du Centre) en atelier d’artistes. L’échevin constate que l’association des commerçants d’Ottignies s’est désintégrée. Il organise régulièrement des réunions mais trop peu de commerçants y participent. « Je plaide pour une initiative avec Court-Saint-Etienne, qui dynamiserait les commerces de la vallée de la Dyle. »

La minorité doute de la motivation de l’échevin. « Combien de réunions avez-vous organisées? », soupçonne Bénédicte Kaisin. « Il y a deux ans vous disiez la même chose, mais on ne voit rien venir », poursuit Cédric Jacquet.

L’échevin évoque l’organisation d’un marché des producteurs locaux, la semaine des « Jours gourmands »… autant de manifestations qui n’ont pas été reconduites, parce que la Ville n’a pas pour vocation de porter ces projets dans la durée. « Elle aide à leur lancement avant qu’ils ne soient incarnés par des indépendants. Les commerçants de la place de Mousty l’ont bien compris : ils s’occupent désormais de l’organisation de leur fête annuelle », observe Cédric du Monceau.

La conseillère Jeanne-Marie Oleffe, à l’initiative de la création de la GCV à Louvain-la-Neuve, explique comment elle a essayé que l’association s’occupe aussi du commerce à Ottignies. Cela n’a malheureusement pas été possible.

5 conseillers de la minorité s’abstiennent au sujet de l’appel à projets Créashop.

« Art d’hiver »

L’échevin du Commerce Cedric du Monceau communique le nom que l’administration a trouvé pour le nouvel événement festif des 15, 16 et 17 décembre à Ottignies. « Art d’hiver, c’est joli » dit-il, avant d’annoncer que cet événement sera soutenu à 80% par la Province. « Il sera intergénérationnel, festif et jeune le vendredi, familial le dimanche, avec des chorales, des jeux pour les enfants… Comme promis, nous oeuvrons aussi pour l’animation d’Ottignies. »

Le conseiller Dominique Bidoul est ravi (l’an dernier, il désespérait de voir un sapin illuminer la place du Centre). « On va mettre le feu au Centre », promet l’échevin, avant de s’inviter à loger chez le conseiller « parce que je ne suis pas sûr de pouvoir remonter la côte du Stimont », prévient-il.

« Merci à la Province », souligne Jacques Otlet, qui doute que la Ville ait pensé à animer le centre d’Ottignies sans les précieux subsides.

Jacques Duponcheel présente la 2e modification au budget 2017 du CPAS, qu’il préside. Les dépenses augmentent de 264.000€ (indexation du personnel survenue plus vite que prévu, augmentation des revenus d’intégration…), ce qui justifie la demande d’augmentation de la part communale de 245.000€.
« On s’attendait à ce que ce soit tendu à la moindre difficulté, vu le peu de mou dans le budget initial », remarque le conseiller Bernard Liétar.

Menuiseries, enseignement

L’échevine en charge des Bâtiments Annie Galban-Leclef évoque le remplacement des menuiseries extérieures de plusieurs bâtiments (écoles, salle des Vîs Tchapias…) pour 50.000€ TVAC. Elle commente aussi des photos qui montrent le site où un chemin de liaison « Odon Godart » sera aménagé, pour permettre aux sportifs de rejoindre aisément les infrastructures de l’avenue Baudouin 1er depuis les parkings du parc scientifique.

Comme chaque année au début de l’automne, l’échevin de l’Enseignement Michel Beaussart commente les chiffres de la rentrée scolaire, pour l’enseignement communal. Le nombre d’élèves a très légèrement diminué, par rapport à l’an dernier. « Nous sommes revenus à la situation d’il y a deux ans. Nous avons plusieurs nouvelles intégrations d’élèves « accompagnés » qui ne comptent pas dans le comptage légal l’année de leur arrivée. »

Le point relatif au cahier des charges pour le marché public de service ayant pour objet la réalisation d’un SOL à Louvain-la-Neuve, évoqué en début de séance, est approuvé à l’unanimité, moyennant quelques adaptations. Un autre marché concernera l’organisation de la participation citoyenne autour de ce projet.

Et encore…

Il est près de minuit quand arrive le volet « addendum » : six points ajoutés par les conseillers de la minorité.

Ils s’inquiètent du fait que le bus TEC ne passe toujours pas à la rue de la Chapelle (Dominique Bidoul et Jacques Otlet), souhaitent qu’un SOL soit élaboré pour la vallée de Limelette (Julien Tigel Pourtois), s’interrogent sur l’objectif d’une neutralité carbone en 2050 (Cédric Jacquet), s’informent au sujet de la mise en service du parking RER à Louvain-la-Neuve (Cédric Jacquet), s’inquiètent de l’entretien de l’immeuble de logements communal « La Tannerie » (Jacques Otlet) ainsi que de la sécurité des piétons sur le marché de Louvain-la-Neuve, où les câbles d’alimentation électrique au sol ne sont pas protégés (Jacques Otlet).
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