Six hôtels dans nos cimetières
Affichage pour les mal voyants

Mon environnement - 15.10.2018 - Marie-Claire Dufrêne

Non, l’échevin de l’Urbanisme n’a pas perdu la tête ! Il s’agit bien d’hôtels à insectes, installés dans nos cimetières nature, le 12 octobre.


Un cadeau de campagne pour les coccinelles, les abeilles et les cloportes ! La Ville a consacré un budget de 1000€ pour leur offrir le gîte dans nos cimetières nature. Ce sont les stagiaires de l’AID Tubize qui ont fabriqué les hôtels, à l’aide de matériaux de récupération.

« Mélèze, cèdre, bankirai… ce sont des bois qui résistent aux intempéries, trouvés sur les trottoirs des villes ou récupérés parmi les déchets d’ateliers de menuiserie. Bien sûr ils ne sont pas traités », explique Alain Mattez, formateur à l’AID Tubize. « Chaque hôtel repose sur des morceaux de billes de chemin de fer dont le traitement ancien n’est plus nocif pour les insectes. »

Après Ottignies et Mousty, ce sont les cimetières de Blocry, Limelette et Rofessart qui ont été équipés, le 12 octobre.

Les stagiaires ont choisi une orientation idéale pour les insectes, avant de fixer la structure, puis de la remplir.

« Il y a plusieurs étages et plusieurs sortes de logements : du gravier, des pierres sèches, des pommes de pin et des écorces pour les coccinelles ; de la terre glaise, du sable et de la paille pour les bourdons ; des buchettes percées pour les abeilles solitaires, les guêpes coucou et les guêpes foreuses », détaille Déborah Clerckx, stagiaire. « Nous avons prévu un pot en terre cuite dans le bas de l’hôtel (rempli de foin, de paille et de restes de feuilles) pour le perce-oreille. Les chrysopes préfèreront le sommet de l’hôtel, moins humide. »

Avec l’isolation et les grilles en bambou (pour éviter que les curieux ne dérangent les occupants), chaque bâtiment pèse plus de 100 kilos !

Charte wallonne

Tous les cimetières de notre ville ont reçu le label wallon « cimetière nature » (le cimetière de Blocry le recevra bientôt). La Ville y respecte la réglementation « zéro phyto » : l’usage des herbicides a complètement disparu au profit des rabots de piste et autres outils mécaniques destinés à enlever les mauvaises herbes des allées de gravier. L’équipe des fossoyeurs (3 personnes) pratique également l’arrachage manuel.

En adhérant à la charte, la Ville a officialisé sa volonté de favoriser le développement de la nature dans ses cimetières. Le but est de participer à la densification du maillage vert, au développement du potentiel d'accueil de la vie sauvage, à la prise en compte de la biodiversité au cœur de l'activité humaine, à la préservation de la santé des citoyens et au respect l'environnement.

La charte prévoit que le signataire aménage des espaces de recueillement de façon à les rendre aussi accueillants et agréables que possible : bancs, plans d’eau, nichoirs, plantation d’essences indigènes… pour recréer un contact serein homme-nature.

« Les plans d’eau, c’est le seuil ultime, je ne crois pas que nous y arriverons », annonce l’éco-conseillère Dorothée Hébrant. « Nous remplaçons progressivement les haies non-indigènes par des haies indigènes ; le placement de bancs est programmé dans les cimetières qui n’en ont pas encore.»

Le cimetière de Céroux recevra son hôtel à insectes à l’occasion de la Fête de la Pomme, le 21 octobre. L’AID Tubize y animera un atelier de fabrication de bacs à pommes à l’aide de palettes en bois, à proximité du cimetière. Les stagiaires présenteront l’hôtel à insectes aux visiteurs qui le souhaitent.
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