Pesticides à la loupe
Affichage pour les mal voyants

Mon environnement - 24.05.2018 - Marie-Claire Dufrêne

Depuis 2016, notre Ville n’utilise plus aucun pesticide pour l’entretien des espaces publics, et invite les habitants à faire de même dans leurs jardins privés. Récemment, les résultats d’une première étude scientifique visant à évaluer l'exposition aux pesticides en Wallonie ont été rendus publics : des constats inquiétants.


Quelque 12 sites de Wallonie - dont Louvain-la-Neuve - ont été passés à la loupe durant l’année 2017 dans le cadre de l’étude « Expopesten », afin de mesurer la présence de pesticides dans l’air.

Les résultats démontrent notamment que les concentrations de pesticides sont plus élevées à Gembloux, Louvain-la-Neuve, Tinlot, Dour et Charleroi que dans les sept autres communes étudiées ; et que les doses respirées sont plus intenses dans les localités agricoles et au printemps.

« Les chiffres cités pour Louvain-la-Neuve sont valables pour toutes les zones agricoles du pays », explique l’éco-conseillère Dorothée Hébrant. « Cette étude confirme le fait que nous devons accroître nos connaissances sur la métabolisation des pesticides que nous absorbons via l’eau, notre alimentation et l'air que nous respirons. Ainsi il sera possible d’en connaître les effets sur notre santé : maladie de Parkinson, asthme, développement du foetus, perturbateurs endocriniens… »

Une nouvelle étude « PROPULPPP » a été lancée au début 2018 par la Région wallonne, pour mesurer l’exposition des populations riveraines de champs cultivés aux pulvérisations de produits phyto. Des capteurs d’air et de projection ont été/seront installés en bordure de champs, dans des cours d’écoles ou autres sites publics à proximité de champs ; à différentes distances, derrière des barrières physiques, lors de conditions climatiques différentes… Les chercheurs souhaitent évaluer l’exposition aux pesticides à court terme (dans les 24h de l’épandage) et plus long terme (les jours qui suivent l’épandage). Ils étudieront comment l’exposition varie en fonction de l’éloignement, évalueront l’influence de paramètres agronomiques et de barrières physiques… Les résultats sont attendus pour 2019.

Notre Ville demande

Au moment de la consultation publique du Plan d’Action National de Réduction des Pesticides 2018/2022 (en avril 2017), notre Ville a fait part de plusieurs demandes à la Région :
  • intégrer la question des pesticides dès la conception des projets d’espaces verts, places, routes, trottoirs ;
  • obliger les vendeurs de produits phyto à usage amateur de disposer de conseillers certifiés, capables de présenter les alternatives aux produits phyto ;
  • prévoir des mesures à destination des agriculteurs, et pour protéger les personnes qui résident à proximité de champs, la faune et la flore (implantation de haies ou réalisation de zones tampon, annonce avant les pulvérisations…)...
« Les produits phyto sont légitimement au centre des préoccupations des citoyens, et cette étude amène des premiers constats inquiétants. Il est indispensable à court terme d’investiguer pour déterminer l’exposition réelle et de prendre les mesures les plus pertinentes pour limiter celle-ci, en associant le monde de la recherche et de l’agriculture pour trouver des solutions innovantes et adaptées », déclare l’échevine de l’Environnement Julie Chantry.
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