Pins, chênes et merisiers
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Mon environnement - 30.11.2015 - Marie-Claire Dufrêne

La Société Royale Forestière de Belgique animait un atelier de plantation, les 28 et 29 novembre, dans le bois de l’Escavée (Ottignies). Une soixantaine d’habitants y ont participé.


Une monoculture de hêtre, c’est la pauvreté assurée ! Le feuillage de l’arbre est tellement important qu’il ne laisse pas passer la lumière, empêchant la végétation au sol.

Le forestier Louis Georges était fier d’annoncer - caissette de pins sylvestres dans les mains - que les plans offerts par la Société Royale Forestière de Belgique (SRFB), pour reboiser 50 ares du bois communal de l’Escavée (Ottignies), étaient tous d’origine recommandable.

« Ils viennent des Pépinières Poncelet, de Alle-sur-Semois. On aura du bois de qualité ! Le pin sylvestre s’adapte en zone pauvre, et à la sécheresse. En grandissant, ses branches vont casser : un élagage naturel, qui permet de laisser passer la lumière bénéfique au sous-étage et favorise l’apport d’azote dans le sol. »

Une soixantaine d’habitants - des voisins du bois de l’Escavée, d’autres venus chercher des plants (de charme, fruitiers sauvages, aubépine…) offerts par la Direction des Espaces Verts du Service Public de Wallonie (SPW) à l’occasion de la Sainte-Catherine - ont entendu les conseils de plantation avec énormément d’intérêt. Certains avaient emporté leur bêche.

« Nous leur avons montré comment la plantation en forêt se pratique à l’aide d’une houe-hache, pour travailler plus vite. Un ouvrier forestier doit pouvoir planter entre 800 et 1100 plants par jour, pour être rentable. »

Soupe et pâté

Le merveilleux soleil du samedi a autorisé le pique-nique dans le bois. Les planteurs d’un jour ont apprécié la soupe au potimarron et curry préparée par l’échevine de l’Environnement Julie Chantry. Avec le pain au levain cuit du matin par l’éco-conseillère Dorothée Hébrant, son pâté de foie au persil et son pesto aux épinards, c’était un véritable festin !

« Plusieurs habitants ont découvert le bois de l’Escavée. Ils l’ont trouvé charmant parce que vallonné et varié, avec divers sentiers et des panneaux d’explication. Ils n’ont pas nécessairement planté beaucoup d’arbres - parfois un seul, ou deux - mais la quantité n’était pas l’objectif. Nous leur avons offert un badge « J’ai planté un arbre », en souvenir. »

Louis Georges était accompagné de Philippe de Wouters, le directeur de la SRFB, pour donner les explications. Le guide forestier Louis Dubois assurait les navettes entre le parking du centre sportif Jean Demeester et le site où avait lieu l’atelier. Outre la plantation (des arbres et des tuteurs), les participants ont appris comment les protections anti-gibier s’enfilent comme des chaussettes !

« Le fond de mon jardin donne sur le bois. Comme j’ai prévu d’y planter un cerisier dans l’après-midi, j’ai fait un saut jusqu’ici, pour profiter des conseils des professionnels », expliquait Emmanuel Debruyne, de la rue de l’Invasion. « J’ai été surpris d’apprendre qu’en raison du sol sablonneux, il faut combler les trous en mettant la couche de surface en profondeur. Habituellement, on préconise de ne pas bouleverser les couches. »

Pour Olivier De Muynck, du quartier du Buston, la journée fut l’occasion de multiplier les contacts, en vue d’une réorientation professionnelle. « Sans emploi pour le moment, je participe à toutes les activités « nature » organisées par la Ville : ramassage des grenouilles, travaux à la cressonnière de Pinchart... ».

Un arbre, un prénom

Les forestiers ont laissé une petite surface vierge, qui servira de terrain de plantation pour les élèves en 3e maternelle à l’école communale de La Croix.

« Nous réfléchissons au moyen d’identifier les arbres, avec le prénom de chaque enfant sur une étiquette durable. Ainsi, ils pourront toujours retrouver l’arbre qu’ils ont planté quand ils étaient petits », annonce Louis Georges.

D’autres ateliers auront lieu ultérieurement, avec le Plan Communal de Développement de la Nature (PCDN), les mouvements de jeunesse… Il faudra notamment dégager les ronces, qui ne tarderont pas à se développer dans la partie reboisée.
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