Une fresque sur la liberté
Affichage pour les mal voyants

Mon environnement - 14.06.2018 - Marie-Claire Dufrêne

Briser les murs pour être libres : c’est le message « graffé » par huit jeunes, sur le mur du Passage des cyclistes quotidiens, à la frontière entre Ottignies et Louvain-la-Neuve.


Dans le cadre de leur année de volontariat citoyen « Solidarcité », huit jeunes âgés de 16 à 22 ans réalisent une fresque sur le mur du Passage des cyclistes quotidiens, dans le bas de la rue de Mont-Saint-Guibert, ces 14 et 15 juin.

Un mur public d’environ 20m de long, mis à disposition par la Ville, laquelle espère ainsi dissuader les tagueurs : dans le milieu, quand une fresque est signée, on ne tague pas dessus.

« Nous organisons des stages de street art pour les 7-12 ans, chaque année au mois d’août », explique le coordinateur de l’Atelier aux Couleurs du Monde du Centre Placet David Amram. « L’an dernier, l’éco-conseillère de la Ville nous a contactés pour nous proposer de peindre les murs situés derrière les abris-bus du boulevard de Lauzelle. Ces fresques ont été appréciées, d’où cette nouvelle initiative, en partenariat avec l’AMO La Chaloupe. »

Avec le graffeur Thyl

Encadrés par les éducateurs de l’AMO Manu Royez et Jonathan Reding, et avec l’aide du graffeur bruxellois Thyl, les jeunes - originaires d’Ottignies-Louvain-la-Neuve, Limal, Grez-Doiceau, Bruxelles et Fleurus - auront travaillé quatre jours sur ce projet.

« On a appris la différence entre les graffs, les tags et les fresques murales, ce qui est autorisé et ce qui ne l’est pas, et on a découvert les fresques de Louvain-la-Neuve », explique Simon Anezo. « Ensuite, on a choisi un thème - la liberté - et testé les bombes de peinture. On a construit le projet ensemble et c’est ensemble que nous le réalisons : c’est chouette. J’ai pas mal d’amis à Louvain-la-Neuve, je ne me priverai pas de venir leur montrer le résultat de notre travail. »

Thibault Noirhomme est ravi que sa commune soit partenaire de ce type de projets. « J’étais déjà passé par ici mais je n’avais jamais fait attention à ce mur. Cela va changer ! »

« C’est la première fois que je fais du graff », remarque Mariama Alousseni.

Théo De Vecchi, lui, espère arriver à faire passer un message. « On est partis sur l’idée d’un mur brisé. J’aimerais graffer un loup qui casse une partie du mur. »

« Nous avons chacun une bulle à remplir, qui représente une contrainte, en opposition à la liberté. J’y mettrai les réseaux sociaux, car si on les utilise mal, on peut s’y sentir enfermé », reprend Simon.

La fresque est née sous les yeux de nombreux piétons et cyclistes qui passaient par-là. « Ce mur était très gris et sale. Une fresque, c’est sympa, ça égaie… et ça permet aux jeunes de s’exprimer, pourvu qu’ils aient un peu le sens de l’art quand-même », remarque Pierre Holemans.

A Ottignies en août

Une nouvelle fresque sera réalisée au mois d’août, sur le mur du sentier de la gare, entre la gare d’Ottignies et le bas de la chaussée de La Croix. Dans le cadre d’un nouveau stage de street art organisé par l’Atelier aux Couleurs du Monde.

« L’éco-conseillère nous a proposé de travailler le thème de la mobilité, les alternatives à la voiture… », annonce David Amram.

L’éco-conseillère a offert l’apéro aux jeunes graffeurs, le 14 juin, pour les encourager. « Ce sont des murs plus ingrats - moins visibles, moins hauts - que les belles surfaces mises à disposition des professionnels, lors du Kosmopolite Art Tour », constate Dorothée Hébrant. « Mais pour des débutants, c’est gratifiant de savoir que la fresque va rester. »

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