1944, la libération d’Ottignies
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Famille - Spiritualité - 09.09.2019 - Marie-Claire Dufrêne

Le Cercle d’histoire « Chago » a commémoré le 75e anniversaire de la libération d’Ottignies, les 7 et 8 septembre. En même temps qu’il fêtait ses 25 ans !


Le Cercle d’Histoire, d’Archéologie et de Généalogie « Chago » fêtait ses 25 ans, ainsi que le 75e anniversaire de la libération d’Ottignies en septembre 1944, à l’occasion des Journées du Patrimoine, les 7 et 8 septembre.

Parmi les activités proposées, l’exposition d’une quinzaine de véhicules militaires a attiré plusieurs enfants, parents, grands-parents… sur la place de Céroux, le 8 septembre. Un petit-déjeuner y était offert par le Comité des Fêtes de Céroux, pour restaurer les figurants.

Clément, Tristan et Margaux Herbosch sont venus de Genval, à l’invitation de leur grand-père. Ils ont adoré joué aux soldats américains ! (notre photo) « C’est important de connaître l’histoire du lieu où on réside », nous a confié Philippe Vandamme, de Pinchart. « J’ai lu le programme du week-end dans la revue Okgni du Chago. Je soutiens le Cercle qui fait œuvre utile en fouillant dans le passé. »

Les Néolouvanistes Elisabeth Ferrière et Marc Cruysmans ont également emmené leurs petits-enfants Charlie et Mady. « Pour voir en vrai ce qu’on voit dans des films comme « La Grande Vadrouille », qu’on leur a montré bien sûr ! Il y a cette scène extraordinaire d’une course poursuite avec un « side-car »… et justement, il y a un « side-car » exposé sur la place ! »

Jean Ginion, le fils de Jules (figure emblématique de Céroux, qui a d’ailleurs donné son nom à la salle des fêtes), est né au début de la guerre. Il nous a expliqué qu’il avait connu l’avion américain tombé à côté de chez ses parents, à la rue du Puits, en 1945. « Il revenait de l’Offensive von Rundstedt. Des Américains sont venus loger chez nous. L’un d’entre eux nous écrivait encore pour Noël, en 1964. Il était noir, c’est le seul qui me faisait peur quand il me prenait dans ses bras. Ils jouaient au poker et tout ce qu’ils gagnaient, ils le mettaient dans une tirelire « pour le gamin», ils disaient. »

Hommage au Stimont

Les véhicules ont quitté Céroux sur le coup de 10h, pour gagner le Stimont via le Douaire, suivant le trajet emprunté par les libérateurs le 6 septembre 1944.

Un hommage aux otages civils assassinés par une colonne allemande en retraite a été rendu à la chapelle Marie-Médiatrice du Stimont. La présidente du Cercle d’histoire Cécile Lucas a rappelé comment, la veille de la libération, les Allemands avaient semé terreur et désolation sur leur passage, à Mousty, Pinchart, Ottignies, au Stimont et à La Baraque (alors sur Corroy-le-Grand). Elle a évoqué la mémoire des otages tombés au sommet de la Montagne du Stimont : Adelin Steenis, Fernand et Edmond Bontemps, Simon Gosseries.

L’échevine en charge des Associations patriotiques Annie Galban a remercié le Chago d’avoir organisé ce week-end de commémoration. Un premier hommage avait déjà lieu le 6 septembre à la Ferme du Bon Air (Pinchart), en souvenir de Charles Lefort, résistant de l’AS Escadron Brumagne. « Il a été frappé d’une balle en pleine poitrine, le 5 septembre 1944, en voulant reprendre le corps d’un autre résistant, Albert Everaert, qui venait d’être abattu », a résumé l’échevine, qui a lu le dernier numéro de la revue du Chago « Okgni » (une rétrospective sur la libération d’Ottignies) avec beaucoup d’intérêt. On peut se le procurer dans les librairies du Centre, du Douaire, « Le Petit Bouquineur », ainsi qu’au Rypin (Petit-Ry), au prix de 8€.

Annie Galban a également remercié la Philharmonie Royale Concordia pour son accompagnement du récit musical illustré « 1944, la libération d’Ottignies » programmé l’après-midi au Centre culturel, en point d’orgue des commémorations.

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