Chaufferie bois à Céroux
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Services communaux - 10.10.2019 - Marie-Claire Dufrêne

Quatre bâtiments communaux de la place de Céroux sont chauffés avec des déchets verts ! La nouvelle chaudière biomasse était inaugurée le 10 octobre. Il sera possible de visiter les installations lors de la Fête de la Pomme, le 20 octobre.


Les élèves de l’école communale maternelle de Céroux « Ma petite école » sont incollables sur le système de chauffage du bâtiment qui abrite leurs classes.

Le 10 octobre - à l’occasion de l’inauguration de la nouvelle chaudière biomasse installée dans le garage de la salle communale - ils ont raconté aux journalistes comment les radiateurs de leur école (mais aussi ceux de la salle des fêtes, du restaurant et de la cure) étaient désormais chauffés au départ de déchets de bois broyés et séchés.

L’échevin en charge des Bâtiments Abdel Ben El Mostapha les a soulevés, les uns après les autres, pour qu’ils puissent voir le grand feu dans la chaudière. Agés de 4-5 ans, ils avaient à peu près la hauteur du bac à cendres : l’échevin leur a expliqué que la cendre pouvait être utilisée comme engrais, dans les potagers, pour faire pousser de bons légumes.

« La cendre ne représente qu’1% du volume de départ. A une température de 800/1000°, avec un bois sec et de qualité, la combustion est pratiquement complète », ont précisé les responsables de la coopérative Coopeos, partenaire de la Ville dans ce projet. « Un mécanisme permet un ramonage permanent. »

Réduction de 92% des émissions de CO2

La chaufferie bois a été mise en service en septembre. Un local abrite la chaudière et le ballon de stockage d’eau chaude ; un autre, le stock de copeaux de bois (silo d’une capacité de 55m³).

" La nouvelle chaudière biomasse remplace quatre chaudières au gaz. Elle permettra de réduire les émissions de CO2 de 92% ", explique l'échevin Abdel Ben El Mostapha. « Nous voulons montrer à la population que nous faisons des efforts pour atteindre l’objectif que nous nous sommes fixé en signant la Convention des Maires en 2016 : une réduction des émissions de CO2 d’au-moins 40% d’ici 2030, sur l’ensemble du territoire communal. Des projets sont à l’étude pour installer des chaudières similaires dans d’autres bâtiments de la Ville. »

L'installation a coûté 150.000€ et bénéficié d’un subside wallon "UREBA" de 35%. C’est plus cher qu’une chaudière classique, mais le prix du combustible est 2 fois moins élevé. On prévoit un amortissement sur un peu moins de 20 ans.

« Avec les anciennes chaudières, nous dépensions 17.000€/an pour acheter du gaz venu de l'étranger », précise le responsable Energie de la Ville Tanguy Boucquey. « Nous estimons la dépense en bois à 10.000€, qui seront injectés dans l’économie circulaire, locale et sociale. Le combustible est produit à partir de déchets issus de l’entretien des espaces verts. C’est aussi un objectif de notre Ville de tendre au zéro déchet. »

Economie circulaire, locale et sociale

La coopérative Coopeos qui a remporté le marché (pour l’installation du système, la maintenance, les dépannages, l’approvisionnement en bois et l’organisation d’actions de sensibilisation à la transition énergétique, pendant 8 ans) est basée à Ottignies-Louvain-la-Neuve.

Elle travaille avec le Moulin de la Hunelle - une entreprise de travail adapté située près de Ath - pour la fourniture des copeaux de bois à Céroux. Mais les acteurs du Brabant wallon chargés de l’entretien d’espaces verts (Province, communes, agriculteurs, entreprises de parcs et jardins, UCLouvain…) souhaitent voir se créer une unité de production locale, pour transformer les déchets verts locaux. Actuellement, les évacuer représente des frais : autant les valoriser !

« Il faut évidemment des débouchés pour les copeaux. Mais c’est en cours, puisque nous avons installé des chaudières à peu près similaires à l’école Notre-Dame de Mousty, aux serres communales de Nivelles… et que nous venons d’obtenir le marché de la Province pour le chauffage de ses établissements d’enseignements IPES (Wavre) et IPET (Nivelles) », annonce-t-on chez Coopeos.

Le travail de transformation pourrait être assuré par des personnes en situation de handicap ou inscrites dans un parcours de réintégration, en collaboration avec les CPAS par exemple. Le dossier est à l’étude.

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