L’Armistice, avec une Femme de Paix
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Enfance - Jeunesse - 19.11.2018 - Marie-Claire Dufrêne

Les autorités communales ont fleuri le monument d’Ottignies en présence de Laurence Nyirakamanutsi et des élèves de l’école communale de Mousty, le 16 novembre.


Depuis quelques années, notre Ville associe la jeunesse aux manifestations patriotiques, parce que les héros de la 2e guerre mondiale sont de moins en moins nombreux.

Le 16 novembre, deux classes de 5e et 6e primaire de l’école communale des Coquerées ont fleuri le monument aux morts voisin de l’église Saint-Rémy d’Ottignies, avec les autorités communales, les représentants des associations patriotiques, les porte-drapeaux, plusieurs membres du Cercle d’histoire… pour commémorer le 100e anniversaire de la fin de la guerre 14-18.

Après quoi, les élèves ont rejoint la salle des mariages de l’hôtel de ville pour dire chacun un morceau de texte travaillé avec leurs professeurs Laurence Haulotte et Bernard Jaumain : « … la mort n’est pas une victoire… abolir les frontières… tous les peuples sont faits pour la fraternité… que sur toute la terre règne la justice et la liberté… »

« Chers élèves, vous êtes la jeune génération qui sera garante de la paix et de la démocratie dans le monde de demain. C’est un magnifique travail de citoyenneté que vous menez avec vos instituteurs », a constaté l’échevine en charge des Associations patriotiques Annie Galban-Leclef.

L’échevine a invité notre citoyenne d’honneur Laurence Nyirakamanutsi, lauréate du prix « Femme de Paix » en 2012, à prendre la parole, pour parler aux enfants de son engagement auprès des femmes défavorisées en Afrique et des actions qu’elle mène en faveur des droits humains.

« Cette cérémonie du souvenir est importante parce qu’elle rappelle que si nous vivons dans un pays libre, c’est grâce à nos grands-parents. Ils se sont battus pour que nous puissions vivre en toute sécurité », a déclaré Laurence Nyirakamanutsi. « Nous avons beaucoup de chance ! Car aujourd’hui encore, beaucoup de gens souffrent à travers le monde, la guerre et l’insécurité règnent dans de nombreux pays. »

Elle a demandé aux enfants de ne pas oublier que les personnes réfugiées ont quitté leur pays pour fuir la violence. « Souvent, elles ont tout perdu : parents, maison, travail. » S’adressant aux adultes, elle a évoqué la Résolution 1325 adoptée par le Conseil de sécurité des Nations Unies en 2000, qui concerne le droit des femmes, la paix et la sécurité. « La réalité nous montre qu’il est nécessaire de continuer la sensibilisation. Les violences physiques envers les femmes en périodes de conflit sont loin de s’arrêter. »
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