Stop à la violence et aux féminicides
Affichage pour les mal voyants

Famille - Spiritualité - 25.11.2019 - Marie-Claire Dufrêne

La Ville, le CPAS et le Collectif des Femmes organisaient une après-midi de réflexion sur le thème des femmes victimes de violences, le 25 novembre à l’hôtel de ville d’Ottignies, dans le cadre de la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes.


« Ce n’est pas un jour de célébration mais un jour de lutte, de combat. Quand une femme est tuée par son mari, c’est plus qu’un drame familial, c’est un féminicide. Nous voulons que des lois le reconnaissent », a introduit Cécilia Torres, conseillère communale et membre du Collectif des Femmes, avant de remercier le Collège d’avoir inscrit le thème des violences contre les femmes dans son Programme Stratégique Transversal (PST) 2019-2024.

La bourgmestre Julie Chantry l’a expliqué par la volonté du Collège d’aller plus loin que ce qui se fait aujourd’hui, notamment dans la façon d’accueillir les victimes de violences conjugales au commissariat de police. La psychologue de la police Anne-Françoise Bourtembourg participait à cet après-midi, pour expliquer la façon dont elle travaille, quand elle est confrontée à ce type de situation.

La présidente du CPAS Marie-Pierre Lewalle a annoncé qu’une assistante sociale du CPAS était formée à l’accueil des personnes victimes de violences ou qui sortent de la prostitution. Néanmoins, le CPAS assure surtout une aide matérielle. Heureusement, le Centre peut compter sur des partenaires de qualité (la Maison maternelle du Brabant wallon, le Collectif des Femmes, certaines maisons médicales…) pour le suivi psychologique des victimes. « Nous avons prévu d’organiser une formation sur les violences de genre, en janvier, avec l’ONG « Le monde selon les femmes », à laquelle toutes les associations actives dans ce domaine seront les bienvenues. »

L’échevin en charge des Droits humains Abdel Ben El Mostapha a regretté qu’une femme sur trois soit victime de violences au cours de sa vie. « Une victime est marquée au fer rouge, à vie, sur le plan psychologique. L’inscription de cette thématique dans notre PST officialise notre engagement à dire non aux violences faites aux femmes et à tous les autres êtres humains. »

L’artiste du Collectif des Femmes Roxana Alvarado a détaillé comment la toile suspendue dans la salle du Conseil (où se tenait la conférence) était un fragment d’une œuvre collective graphique et picturale consacrée aux droits des femmes (notre photo). Les noms des 22 femmes victimes de féminicides en 2019 dans notre pays étaient disposés sur le sol, au centre de l’assemblée: interpellant.
Liens vers d'autres sites



Nous contacterGaleries photosVie privéeNotes légalesPlan du siteNewsAgendaAnnuaireDocumentsVos réactionsCrédits
FR NL EN DE ES
fermer